La commercialisation et la dispensation des produits cosmétiques doivent faire l’objet d’un encadrement juridique plus strict afin de garantir la sécurité sanitaire des consommateurs et préserver la qualité des produits. C’est ce qu’a souligné Noureddine Mettioui, président du Conseil de l’Ordre des pharmaciens, en marge du 1er congrès internationale de la cosmétologie organisé à Alger.
Pour le président du CNOP, la mise en place d’un cadre réglementaire clair est devenue nécessaire au regard des risques liés à la circulation de produits non conformes ou dont la composition peut présenter un danger pour la santé publique. « Il est tout à fait normal de réglementer et d’encadrer juridiquement la dispensation des cosmétiques, puisqu’on touche à la sécurité sanitaire, à la production, à la qualité et au bon usage du produit », a-t-il déclaré.
Mettioui a insisté sur la nécessité de considérer la cosmétologie comme une véritable discipline scientifique, nécessitant des compétences et un contrôle à différents niveaux. Il a ainsi appelé à davantage de vigilance concernant les produits présentés comme ayant un usage médical, notamment certains shampoings ou autres préparations dont les propriétés thérapeutiques sont mises en avant sans garanties suffisantes.
Le premier congrès consacré à cette thématique pourrait, selon lui, constituer une occasion pour formuler des recommandations concrètes en vue de renforcer la réglementation du secteur. « Nous espérons pouvoir dégager, à la fin des travaux, des recommandations et au moins deux ou trois propositions permettant d’apporter des solutions », a-t-il indiqué.
Le président du Conseil de l’Ordre des pharmaciens estime que cette démarche doit être menée de manière concertée entre les différents départements concernés, notamment le ministère de la Santé, le ministère de l’Industrie pharmaceutique et le ministère du Commerce.
L’enjeu est également de lutter contre les pratiques non professionnelles et d’éviter que le marché de la cosmétologie ne soit investi par des personnes sans qualification. « Cette réglementation doit permettre d’éviter que les produits ne tombent entre les mains de charlatans », a-t-il averti.
Pour Noureddine Mettioui, la protection du consommateur passe enfin par un contrôle de l’ensemble de la chaîne, depuis la production jusqu’à la commercialisation et la dispensation. Une surveillance renforcée qui permettrait, selon lui, de préserver la qualité des produits cosmétiques, de sécuriser leur utilisation et de mieux protéger le marché national de la cosmétologie.
Rania. N
