Aller au contenu
Sécurité au travail : La santé psychologique au cœur des priorités

Sécurité au travail : La santé psychologique au cœur des priorités

La santé et la sécurité au travail constituent une priorité inscrite dans une approche renouvelée, intégrant pleinement les dimensions psychologiques et sociales dans ses politiques publiques. Cette orientation a été mise en avant à l’occasion de la célébration de la 22e Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, organisée au Centre familial de Ben Aknoun.

La cérémonie a été présidée par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Abdelhak Saihi, accompagné du ministre de la Santé, Mohamed Seghir Aït Messaoudene, en présence de responsables institutionnels, de représentants des partenaires sociaux ainsi que d’organisations nationales et internationales.

Placée sous le thème retenu cette année par l’Organisation internationale du travail, «Veillons à garantir un environnement de travail sain sur le plan psychologique et social», cette édition marque un tournant dans la manière d’appréhender les risques professionnels.

Les autorités entendent désormais accorder une attention accrue aux effets des pressions psychologiques et sociales sur la santé des travailleurs, leur rendement et leur stabilité professionnelle.

Prévention et capital humain au centre

Dans son allocution, le ministre du Travail a insisté sur la nécessité de consolider une culture de la prévention, considérée comme un levier essentiel pour protéger le capital humain et assurer la durabilité des performances au sein des entreprises.

Lire aussi : Santé au travail : L’investissement dans les travailleurs érigé en priorité stratégique

Il a également souligné que la santé et le bien-être du travailleur constituent une priorité nationale, inscrite dans une approche globale de justice sociale visant à garantir des conditions de travail sûres, dignes et respectueuses de la personne humaine.

Une reconnaissance à l’international

Sur le plan international, l’Algérie confirme son positionnement en étant sélectionnée parmi les huit pays participant à une réunion d’experts à Genève consacrée à la sécurité au travail face aux phénomènes météorologiques extrêmes.

Une reconnaissance qui reflète la crédibilité de l’expérience nationale, notamment dans un contexte marqué par les défis liés aux changements climatiques. Le pays mise à cet effet sur des approches anticipatives et le renforcement de la préparation institutionnelle.

Au niveau national, un cadre juridique intégré a été mis en place, adossé à la Constitution, consacrant la protection de la dignité humaine et la sécurité au travail.

Ce dispositif est appuyé par des textes législatifs contraignant les entreprises à assurer un environnement professionnel sain dans toutes ses dimensions, notamment psychologiques et sociales. Les pouvoirs publics appellent, à ce titre, à opérer un passage décisif d’une logique curative vers une prévention globale et proactive.

Des résultats concrets sur le terrain

Le bilan présenté à cette occasion fait état de résultats significatifs. Plus de 269 000 interventions de contrôle ont été réalisées à travers le territoire national, près de 5 000 enquêtes ont été menées sur les accidents du travail et les maladies professionnelles, et plus de 135 000 recommandations techniques à visée préventive ont été émises.

Par ailleurs, 303 études et plans techniques de prévention ont été élaborés, plus de 24 000 travailleurs ont bénéficié d’actions de formation et de sensibilisation, tandis que plus de 87 000 examens médicaux préventifs ont été effectués dans le cadre de la médecine du travail.

Pour les autorités, ces indicateurs traduisent une volonté politique affirmée de placer l’humain au centre du développement. Le ministre du Travail a ainsi appelé à une implication accrue des employeurs et des partenaires sociaux afin de promouvoir une véritable culture de la prévention, renforcer le dialogue social et assurer le respect de la législation en vigueur.

Djamila K.

error: Content is protected !!