Le changement climatique et l’impact des activités humaines sur la nature et l’environnement augmentent le risque d’épidémies, selon une étude publie dans la revue Science Advances.
9,3 % des terres mondiales exposées à des maladies
Une étude de modélisation, utilisant un modèle prédictif (BART) combinant données d’épidémies et variables satellitaires pour identifier les zones à risque pour les maladies prioritaires de l’OMS- révèle que 9,3 % de la surface terrestre mondiale présente un risque élevé ou très élevé d’épidémie de maladies telles qu’Ebola, Zika et la fièvre hémorragique de Crimée-Congo, ainsi que cinq autres maladies répertoriées comme prioritaires par l’OMS en raison de leur potentiel à provoquer des épidémies et des pandémies.
Les résultats de l’étude montrent que les zones les plus exposées se situent en Amérique latine et en Océanie, avec 3 % de la population mondiale vivant dans ces régions.
Densité humaine, biodiversité et usage des terres, principaux facteurs de risque
Les principaux facteurs de risque sont liés aux activités humaines : changement climatique, modification de l’usage des terres, proximité avec les forêts, forte densité humaine et animale, perte de biodiversité. La densité de population reste le facteur le plus déterminant.
Des approches intégrées pour prévenir les pandémies futures
Un indice de risque épidémique par pays montre que la Papouasie-Nouvelle-Guinée et la République du Congo sont les plus vulnérables, bien que la capacité de réponse nationale puisse atténuer le risque.
Les auteurs insistent sur l’importance d’approches intégrées (adaptation climatique, gestion durable des terres, préparation sanitaire) et montrent l’utilité de la modélisation prédictive pour cibler les zones à risque et orienter les interventions.
Ces résultats apportent des données clés pour mieux se préparer et réduire le risque d’épidémies futures face aux menaces zoonotiques émergentes.
Djamila Kourta
