À l’occasion de la Journée mondiale du rein, célébrée chaque année le deuxième jeudi de mars à l’initiative de la International Society of Nephrology et de la International Federation of Kidney Foundations, l’édition 2026 met en avant un message clair : “Prévenir les maladies rénales tout en protégeant la planète”.
Placée sous le thème «La santé rénale pour tous : prendre soin des personnes et protéger la planète», cette journée vise à sensibiliser le public et les professionnels de santé à l’importance du dépistage précoce et à l’impact des facteurs environnementaux sur la santé rénale.
Une maladie silencieuse et largement sous-diagnostiquée
La Maladie rénale chronique constitue aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique souligne Pr Hind Arzour, chef de service néphrologie au CHU Mustapha Bacha. Elle précise que certaines populations sont particulièrement exposées, notamment les personnes souffrant de Diabète ou d’Hypertension artérielle.
Dans ce contexte, Pr Arzour insiste sur la nécessité de renforcer les stratégies de prévention et de dépistage, afin d’identifier la maladie le plus tôt possible et d’en limiter les complications.
Des progrès thérapeutiques significatifs
La prise en charge de la maladie rénale chronique a connu ces dernières années des avancées thérapeutiques importantes fait savoir Pr Azrour en soulignant que «De nouvelles classes de médicaments permettent désormais de ralentir l’évolution de la maladie et de mieux protéger la fonction rénale».
Parmi les traitements les plus prometteurs figurent les inhibiteurs du cotransporteur sodium-glucose de type 2, tels que la Dapagliflozine et l’Empagliflozine. «Initialement destinés au traitement du diabète, ces médicaments ont démontré leur efficacité pour ralentir la progression de la maladie rénale chronique et réduire le risque d’insuffisance rénale terminale, y compris chez certains patients non diabétiques», explique t-elle.
D’autres innovations complètent cet arsenal thérapeutique, ajoute t-elle. La Finérénone, par exemple, agit sur les mécanismes d’inflammation et de fibrose rénale et contribue à réduire la progression de la maladie chez les patients atteints de maladie rénale associée au diabète.
Par ailleurs, certains traitements du diabète comme le Sémaglutide montrent également des effets protecteurs sur les reins, en améliorant le contrôle métabolique et en réduisant les risques cardiovasculaires.
L’importance d’un diagnostic précoce
La spécialiste en néphrologie précise que la maladie rénale chronique peut être mieux contrôlée lorsqu’elle est détectée précocement:
«Les progrès thérapeutiques récents ont transformé la néphrologie : dépister tôt et traiter tôt permet aujourd’hui de protéger les reins et d’améliorer considérablement le pronostic des patients.»
Comme, il est aussi «possible de ralentir significativement l’évolution de la maladie et de retarder pendant plusieurs années le recours à la dialyse».
À travers cette Journée mondiale du rein, Pr Arzour rapelle ainsi qu’une prévention renforcée, un accès équitable aux soins, une prise en charge holistique et une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux sont essentiels pour protéger durablement la santé rénale des populations.
Djamila Kourta
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