Dans le cadre de la modernisation du système de santé, un nouveau cadre réglementaire pour la profession de pharmacien est en préparation. Lors d’une intervention à l’APN, le ministre de la Santé a annoncé l’élaboration d’un décret exécutif dédié aux modalités d’exercice de cette activité. Cette réforme marque une volonté claire du ministère de renforcer le contrôle et l’organisation de ce métier stratégique.
Selon le ministre, ce futur décret, actuellement examiné par une commission composée d’experts, de techniciens, de partenaires sociaux et du Conseil de déontologie de la profession, vise à élargir l’accès aux agréments pour l’ouverture de pharmacies privées.
L’objectif affiché est clair : renforcer le maillage pharmaceutique national et augmenter le nombre d’officines, qui s’élève aujourd’hui à 12 938 à travers le pays.
Ce texte s’inscrit dans l’application de l’article 250 de la loi relative à la santé. Il ambitionne également de garantir une meilleure disponibilité des produits pharmaceutiques et des dispositifs médicaux sur l’ensemble du territoire, tout en répondant aux nombreuses demandes de pharmaciens non encore agréés.
Une plateforme numérique pour plus de transparence
Dans un souci de transparence et d’équité, le ministre a indiqué que les dossiers des pharmaciens inscrits sur les listes d’attente seront traités via une plateforme numérique dédiée.
Ce dispositif permettra un suivi clair des demandes et une meilleure circulation de l’information entre l’administration et les professionnels du secteur.
Autres textes en cours sur les médicaments et les compléments alimentaires
Parallèlement, le département de la Santé a élaboré deux autres projets de décrets exécutifs. Le premier porte sur les conditions et modalités de prescription des produits pharmaceutiques destinés à la médecine humaine.
Le second définit les caractéristiques techniques des compléments alimentaires destinés à la consommation humaine. Ces deux textes ont déjà été déposés auprès du Secrétariat général du gouvernement pour étude.
Renforcement de la lutte contre le cancer de la prostate
Interrogé sur la prévention du cancer de la prostate et la prise en charge des patients, le ministre a souligné l’existence d’un programme national dédié à ce type de cancer. Celui-ci prévoit la création de nouveaux services spécialisés en chirurgie urologique, ainsi que l’introduction de techniques modernes de dépistage.
Dans ce cadre, cinq robots médicaux devraient être prochainement acquis grâce au Fonds spécial de lutte contre le cancer. Quatre seront affectés aux centres hospitalo-universitaires d’Alger, Batna et Oran, ainsi qu’à l’établissement hospitalier spécialisé dans la transplantation d’organes de Blida.
Le cinquième équipement sera destiné au service de chirurgie générale de l’établissement hospitalier spécialisé dans le traitement du cancer Pierre-et-Marie-Curie, à Alger.
Rania N.
