Cinq projets de fin d’études liés au secteur pharmaceutique sont présentés, cette année, par des étudiants en Master 2 à l’École Supérieure Algérienne des Affaires (ESAA).
L’accès aux terrains de stages au sein des entreprises pharmaceutiques algériennes ou des multinationales, pour les étudiants des différentes spécialités génèrent, depuis quelques années, des travaux de fin d’études «remarquables» sur des thèmes telles que les bonnes pratiques de fabrication, l’accessibilité, la distribution et la disponibilité des médicaments sur le marché algérien.
Sur la série des mémoires de fin d’études pour l’obtention du diplôme de Master programmée pour cette année à l’École supérieure Algérienne des Affaires (ESAA), 5 travaux liés au pharma y figurent.
Un intérêt particulier dans ce travail de recherche est porté principalement sur l’accès au marché algérien des nouveaux médicaments ou de l’innovation.
Les étudiants tentent, durant leurs passage au sein de ces entreprises, où ils observent le fonctionnement, l’organisation et l’enjeu majeur de l’entreprise, à proposer, à leurs tours, des solutions aux problèmes de terrain de l’entreprise en mettant à profit leurs compétences liées à la spécialité choisit au sein de l’ESAA.
«Le lancement d’un nouveau produit pharmaceutique sur le marché algérien» indiqué dans le traitement du diabète, en attente de la décision d’enregistrement par l’agence nationale des produits pharmaceutique (ANPP), et non remboursé par la sécurité sociale, avec un produit concurrent déjà sur le marché, est le thème choisi par deux étudiants en Master 2 dont l’un est en stage au sein du laboratoire Biopharm pour le compte du laboratoire Ely Lilly et l’autre au niveau du distributeur Hydrapharm.
Une problématique qui a marqué l’assistance et les membres du jury du point de vue de la complexité de la thématique sachant que le médicament est un produit sensible et il est soumis à une réglementation très rigoureuse.
Un triple challenge au plan marketing auquel doit faire face le laboratoire fournisseur pour arriver à placer son produit dans une conjoncture économique difficile où les entreprises font face à une concurrence intense mais aussi au distributeur répartiteur de ce produit.
D’emblée, les étudiants ont tenu à souligner cette complexité et l’obligation de taire certaines données par souci de confidentialité lié à l’évolution du dossier au niveau des instances concernées.
Le binôme propose, ainsi, à travers son exposé, un plan marketing et une stratégie de communication agressive pour le lancement et la distribution de ce produit où rien n’est laissé au hasard avant de présenter les deux grandes entreprises pharmaceutiques respectives Ely Lilly et Hydrapharm à travers sa filiale AT Pharma.
Outre les techniques marketing et de sponsoring classiques utilisées pour faire connaitre un produit pharmaceutique sur le marché, les deux étudiants ont axé leur thèse sur une communication scientifique basée sur des moyens modernes dont la cible principale est le prescripteur.
Des arguments portant sur des avantages concurrentiels par rapport au produit concurrent, ont été avancés notamment pour l’usage du produit procurant une meilleure qualité de vie et un confort (une injection par semaine, versus une injection par jour), le rapport qualité /prix et sécurité.
Ils n’ont pas manqué également de relever les avantages de ce médicament en comparaison du résultat avec le traitement à l’insuline et surtout son effet préventif des complications cardiovasculaires chez le patient diabétique de type 2 en faisant référence aux recommandations internationales et la prévalence galopante de cette pathologie.
Des arguments qui ne laissent pas le prescripteur indifférent voire même les membres du jury, qui ont proclamé les résultats des délibérations : une mention très bien avec les félicitation du jury, est attribuée à ces deux étudiants pour l’obtention du diplôme Master 2 du distributeur international.
A noter que le produit en question, le Dulaglutide (Trulicity) est un antidiabétique injectable. Selon le Vidal, il agit en se fixant sur les récepteurs d’une hormone appelée glucagon-like peptide-1 (GLP-1), qui intervient dans le contrôle de la glycémie. Il stimule la libération d’insuline lorsque le taux de glucose dans le sang est élevé.
Il ralentit également la vidange de l’estomac et diminue la sécrétion du glucagon. Son action prolongée permet de ne faire qu’une seule injection par semaine.
Djamila Kourta
