La présidente de la société algérienne de la pharmacie hospitalière et oncologique SAPHO, Pr El Mansouria Nebchi a appellé à l’abrogation de la circulaire 007 du 22/11/2005 qui est selon elle en contradiction avec la loi sanitaire 18/11, lors d’une table ronde sur la pharmacie hospitalière et bon usage du médicament à Hospitalia Expo.
Cette circulaire relative à la gestion des produits pharmaceutiques dans les établissements publics de santé prévoit la dispensation des médicaments aux patients par les EPH de leur lieux de résidence pour les malades hospitalisés, déclarés sortants d’un établissement de soins et qui doivent poursuivre leur traitement à titre ambulatoire. Ces derniers continueront « à bénéficier de la couverture thérapeutique prodiguée par l’établissement hospitalier du lieu de résidence de ces malades, pour les médicaments à usage hospitalier strict, non vendus dans les officines », précise la circulaire.
Une décision qui semble ” obsolète” puisque cette circulaire a expliqué Pr Nebchi concernait les médicaments stupéfiants.
Elle signale que le problème se pose également dans le cas où le patient est mis sous traitement par voie injectable notamment lorsqu’il s’agit de pathologies lourdes comme la SEP ou en oncologie, il est difficile de trouver un établissement qui accepte de poursuivre le traitement à titre ambulatoire.
Pour Pr Nebchi, « cette mesure est en contradiction avec la loi 18-11 relative à la santé ».
Dr Nebchi a également soulevé le problème lié à la dispensation des médicaments hors AMM pour la prise en charge de certaines maladies. « Les pharmaciens ne peuvent pas prendre la responsabilité », a -t-elle souligné et de proposer la mise en place une réglementation concernant les dispositifs médicaux implantables.
Djamila kourta
