Prévenir, soigner, innover, telles sont les mots clés qui ont marqué l’ouverture des assises nationales de prévention et de lutte contre le cancer, samedi à Alger, organisées par la Commission nationales de prévention et de lutte contre le cancer sous l’égide du Président de la République en vue de la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre le cancer.
Prévention, traitement, accès aux médicaments, soutien scolaire et recherche scientifique : l’Algérie dévoile une stratégie multidimensionnelle contre le cancer. les ministres de la Santé, de la Sécurité sociale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique , de l’Éducation et de l’Industrie pharmaceutique ont affiché une volonté commune de lutter contre cette pathologie en nette augmentation.
Lors de son intervention, le ministre de la Santé, Abdelhak Saihi, a rappelé que la stratégie nationale adoptée depuis 2020 repose sur deux piliers essentiels : la prévention et la prise en charge thérapeutique. Il a mis en avant les efforts considérables de l’État pour renforcer les infrastructures hospitalières et doter les établissements en équipements modernes, dans l’objectif de soulager les souffrances des patients.
21 centres de lutte contre le cancer déjà opérationnels
Actuellement, 21 centres de lutte contre le cancer sont opérationnels à travers le pays, tandis que les traitements de chimiothérapie ont été élargis à plusieurs structures de santé. Par ailleurs, la moitié du budget de la Pharmacie centrale des hôpitaux est dédiée à l’achat de médicaments pour les patients atteints de cancer, a souligné le ministre.
Concernant les équipements de radiothérapie, 62 accélérateurs sont déjà installés, avec 29 supplémentaires prévus pour 2026. Le ministre a également insisté sur l’importance de la prévention, notamment en sensibilisant la population aux facteurs de risque tels que l’alimentation déséquilibrée et la pollution.
La carte « Chiffa » au service des malades
De son côté, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Fayçal Ben Taleb, a mis en lumière l’implication de son secteur dans la couverture sociale des malades, notamment à travers la carte “Chifa”.
Cette dernière a permis de garantir un accès gratuit aux médicaments à plus de 2 100 patients non assurés, pour un montant total avoisinant 57 millions de dinars.
Il a également annoncé l’élaboration d’un décret exécutif visant à organiser les conventions entre les organismes de sécurité sociale et les cliniques privées pratiquant la radiothérapie pour les enfants atteints de cancer.
Industrie pharmaceutique : cap sur l’innovation
Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Wassim Kouidri, s’est engagé à intégrer les recommandations des Assises dans la politique du secteur, notamment en favorisant le développement et l’accès aux médicaments innovants contre le cancer. Il a insisté sur l’urgence d’accélérer l’enregistrement des médicaments figurant dans les programmes nationaux.
des projets de recherche scientifiques en cours
Quant au ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, il a annoncé la signature prochaine d’une convention avec la Commission nationale de prévention du cancer.
Objectif : orienter la recherche vers la prévention, le diagnostic précoce et le développement de traitements anticancéreux. Il a précisé que 3 centres de recherche, 24 laboratoires et 15 projets nationaux sont déjà en activité, avec 12 nouveaux projets en cours d’élaboration.
L’école s’adapte aux enfants malades
Enfin, le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Saghir Saâdaoui, a rappelé l’importance de l’accompagnement pédagogique des élèves atteints de cancer, à travers l’adaptation des programmes scolaires et l’ouverture de classes intégrées dans les hôpitaux.Ces Assises marquent une nouvelle étape dans l’engagement national contre le cancer, en plaçant la prévention, la solidarité et l’innovation au cœur des politiques publiques.
Rania N.
