Problème de santé publique, la résistance aux antimicrobiens demeure un défi pour les professionnels de la santé. Le risque de ne plus pouvoir traiter les infections et les maladies chez les humains, les animaux est une réelle menace.
A l ‘occasion de la célébration de la journée nationale et la semaine mondiale de lutte contre la résistance au antimicrobiens, le ministère de la santé a organisé, jeudi, une journée d’étude à laquelle ont participé les principaux acteurs dans cette lutte.
Une occasion de rappeler, l’engagement de l’Algérie pour faire face à cette menace mondiale, a souligné Dr Djamel Fourar directeur général de la prévention au ministère de la santé en mettant en avant le plan d’action national de lutte contre la résistance aux antimicrobiens dont le deuxième plan 2024-2028 a été publié en septembre dernier.
Un plan multisectoriel qui vise, selon Dr Samia Hammadi, directrice de la prévention au ministère de la santé, a faire connaître et comprendre le problème de la résistance aux antimicrobiens grâce à des formations, renforcer les connaissances et les bases par la surveillance, réduire l’incidence des infections et optimiser l’usage des médicaments.
Pr Tali Maamar , microbiologiste à l’Institut Pasteur d’Algérie est revenu sur l’une des principales action réalisée en matière de lutte contre la résistance aux antimicrobiens à savoir le réseau national de surveillance de la résistance aux antimicrobiens qui existe depuis 25 ans en Algérie et d’appeler à l’élargissent de ce réseau au secteur privé « Nous avons des indicateurs et des données de cette surveillance en milieu hospitalier. Le challenge aujourd’hui et d’élargir cette surveillance au niveau de la médecine de ville mais également aux autres secteurs et créer des passerelles avec avec la surveillance de la résistance aux antibiotiques chez l’animal et l’environnement», a indiqué Pr Tali Maamar .
Les professionnels de la santé notamment les microbiologistes ont du pain sur la planche a déclaré la présidente de séance, de cette journée, en faisant référence justement à cette surveillance de la résistance aux antimicrobiens dont le défi est de réduire les incidences de résistances et casser la chaine de transmission et réduire la mortalité.
Djamila Kourta
