Automatisation des analyses, imagerie médicale de pointe, équipements chirurgicaux et développement de la production locale : la cinquième édition du Salon ImLabOp met en avant les innovations susceptibles d’améliorer la qualité des soins. Réunissant 250 firmes, ce rendez-vous professionnel entend rapprocher les avancées technologiques des besoins des établissements de santé et renforcer les compétences nationales.
«Quand le diagnostic guide l’action» : le thème retenu pour cette édition traduit la place centrale du diagnostic dans l’orientation des décisions médicales et l’amélioration du parcours de soins. Lors de la conférence de presse organisée à l’occasion de l’inauguration du salon, sa directrice, Yasmine Chaouche, a souligné l’importance de rapprocher les solutions technologiques des réalités du terrain, tout en valorisant les capacités industrielles algériennes.
L’objectif est de favoriser les échanges entre les professionnels de santé, les fabricants et les opérateurs du secteur médical afin de faire émerger des partenariats durables et de contribuer à une meilleure prise en charge des patients. Le salon prévoit d’accueillir quelque 6 000 visiteurs professionnels.
Des technologies adaptées aux besoins cliniques
Les innovations présentées couvrent trois domaines complémentaires : le laboratoire, l’imagerie médicale et le bloc opératoire. Dans le secteur des analyses médicales, les visiteurs pourront découvrir des automates de biochimie, d’hématologie et d’immunoanalyse, des solutions de diagnostic moléculaire ainsi que des dispositifs permettant d’effectuer des examens au plus près du patient.
Ces technologies visent notamment à accélérer la réalisation des analyses, à améliorer la fiabilité des résultats et à répondre à l’augmentation des besoins en examens biologiques.
En imagerie médicale, l’offre comprend des systèmes d’échographie, des sondes portables connectées, des scanners et des équipements de radiologie numérique. Au bloc opératoire, les démonstrations portent notamment sur les équipements chirurgicaux, l’endoscopie, la surveillance des patients, la stérilisation et l’aménagement des espaces techniques.
Pour Yasmine Chaouche, la performance d’un équipement ne suffit toutefois pas à justifier son acquisition. Son utilité clinique, sa facilité d’utilisation, les besoins en consommables, les conditions de maintenance et le coût global d’exploitation doivent également être évalués.
«Un équipement médical prend toute sa valeur lorsqu’il répond à un besoin réel, qu’il est maîtrisé par les équipes et qu’il reste opérationnel dans la durée», souligne-t-elle. Une approche qui met l’accent sur l’adéquation entre les investissements technologiques, les besoins des structures de santé et les compétences des équipes chargées de les utiliser.
La production nationale en quête de partenariats
Au-delà de la présentation des innovations internationales, ImLabOp entend donner davantage de visibilité aux fabricants algériens. Le salon leur offre l’occasion de présenter leurs produits, de recueillir les attentes des utilisateurs et de faire connaître leurs capacités aux opérateurs du secteur.
Les rencontres avec les entreprises étrangères peuvent également ouvrir des perspectives de coopération dans la fabrication, la sous-traitance, le transfert de savoir-faire et la distribution. L’enjeu est de consolider les capacités industrielles locales et de favoriser des partenariats susceptibles de s’inscrire dans la durée.
Les marchés africains constituent, dans cette optique, un débouché potentiel pour les entreprises algériennes. Le salon ambitionne de faciliter les contacts avec des partenaires étrangers et de renforcer la visibilité des fabricants nationaux. L’accès à ces marchés suppose néanmoins de répondre aux exigences réglementaires, de développer des réseaux de distribution et de garantir un service après-vente adapté.
La participation de 80 exposants représentant 28 pays témoigne, selon la directrice du salon, de l’intérêt porté au marché algérien. La diversité des entreprises présentes permet aux professionnels de comparer les solutions disponibles et d’échanger directement avec les fournisseurs.
Un programme scientifique axé sur la pratique
La dimension scientifique et technique occupe également une place importante dans cette cinquième édition. Le programme prévoit des conférences, des symposiums, des tables rondes et des ateliers pratiques réunissant sociétés savantes, experts et organismes de formation.
Plusieurs thématiques médicales seront abordées, notamment le diagnostic microbiologique et la résistance aux antibiotiques, l’exploration des hémopathies, la toxicologie et l’évolution des pratiques chirurgicales.
Des ateliers pratiques seront consacrés à l’échocardiographie Doppler, à l’échographie précoce des grossesses à haut risque, aux techniques de suture et à la prise en charge du pied diabétique. Ces sessions permettront aux participants d’approfondir leurs connaissances et de se familiariser avec des techniques et des pratiques mobilisables dans leur activité quotidienne.
Les démonstrations d’équipements viendront compléter ce dispositif, en favorisant les échanges entre les professionnels de santé et les équipes techniques des entreprises exposantes.
R. N.
