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Mohamed Seddik Aït Messaoudene: Vers une nouvelle carte sanitaire incluant le réseau des pharmacies et des laboratoires d’analyses médicales

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Le ministre de la Santé, le Pr Mohamed Seddik Aït Messaoudene, a lancé lundi 5 octobre à Alger la deuxième édition du Congrès international de pharmacie placé sous le thème : « Souveraineté nationale et ouverture africaine pour une santé durable » et organisée par le CNOP. 

 Dans son discours, le ministre de la Santé a souligné que la souveraineté sanitaire repose sur la capacité du pays à identifier ses besoins, à les prévoir et à les satisfaire, tout en diversifiant ses sources d’approvisionnement et en développant ses compétences nationales. Il a également insisté sur l’importance de garantir la qualité des produits de santé et de prendre des décisions fondées sur des données fiables.

Cette ambition ne veut pas dire un repli, a ajouté le ministre. Elle demande plutôt une coopération active avec les pays africains, notamment par le partage d’expertise, le développement des compétences, le soutien à la recherche et le renforcement de la collaboration en matière de réglementation, de contrôle et de production pharmaceutique.

Un rôle plus large pour les pharmaciens

Le professeur Aït Messaoudene a rappelé que le pharmacien joue un rôle clé dans la qualité du système de santé. En plus de délivrer des médicaments, sa mission contribue à la sécurité des patients, au bon usage des traitements, à la prévention et à l’information du public.

Dans les officines, le pharmacien participe aux soins de proximité et accompagne les patients. À l’hôpital, il s’occupe de la gestion et de la disponibilité des médicaments et des dispositifs médicaux, de leur approvisionnement à leur distribution. Les pharmaciens biologistes aident au diagnostic grâce à l’exactitude des analyses, tandis que ceux du secteur industriel participent au développement de la production nationale, de la recherche et de l’innovation.

Le ministre a également mentionné la préparation de textes pour mettre à jour le cadre réglementaire de la profession. Un projet de décret exécutif fixant les conditions et les modalités de prescription des produits pharmaceutiques, approuvé en Conseil des ministres, est en cours de publication au Journal officiel. Un autre texte, portant sur les caractéristiques techniques des compléments alimentaires destinés à l’usage humain, prévoit notamment leur délivrance exclusive par les pharmacies.

Carte sanitaire et numérisation

Pour mieux répondre aux besoins de la population, le ministère prévoit d’élaborer et de mettre régulièrement à jour une carte sanitaire nationale. Celle-ci inclura notamment le réseau des pharmacies et des laboratoires d’analyses médicales, et servira à orienter la répartition des équipements et des ressources humaines entre les régions.

Le ministre a également évoqué les progrès du secteur en matière de numérisation, notamment le développement de plateformes nationales de gestion, dont le dossier médical électronique, réalisé grâce à des compétences algériennes, ainsi qu’un outil pour le suivi et la maintenance du parc national d’équipements médicaux.

Enfin, il a réaffirmé l’importance de soutenir l’industrie pharmaceutique nationale, de diversifier la production et d’encourager l’investissement, le transfert de technologie et la formation. Le congrès doit, selon lui, permettre une réflexion collective sur l’avenir de la pharmacie et sur sa contribution à un système de santé plus sûr et plus durable.

D.K

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